GPEIT-SM

Le Groupe provincial d’experts sur l’intégration
au travail en santé mentale (GPEIT-SM)

Mis en place par la Direction de la santé mentale (DSM) du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), en collaboration avec l’AQRP, ce groupe est issu des travaux du Comité national santé mentale travail (CNSMT). Il réunit différents leaders et acteurs de la prestation de services et de la recherche œuvrant dans le champ de la réadaptation socioprofessionnelle et de l’insertion en emploi, ainsi que des personnes en rétablissement,  en tenant compte des principaux centres urbains et des régions.

Travaux du GPEITSM

La première réflexion des travaux a permis de soumettre une série de recommandations à la DSM du MSSS et au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) quant à l’organisation des services entourant le champ de l’intégration au travail en santé mentale au Québec. Le rapport Intégration au travail en santé mentale : constats, orientations et recommandations déposé par le groupe vise avant tout à amorcer une réflexion dans le but d’améliorer les modalités d’interventions dans ce champ d’activités afin de passer d’une culture d’invalidité à une culture axée sur les forces et le potentiel des personnes.

Rapport Intégration au travail en santé mentale : constats, orientations et recommandations
Une vision commune

Le groupe recommande que, sur un horizon de 5 ans et par une offre de services diversifiés, les acteurs du champ de l’intégration au travail visent l’insertion en emploi (salarié) de la majorité des personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale, dans une perspective de rétablissement et d’accès à une pleine citoyenneté. Les organismes en réadaptation psychosociale par le travail agissent en complémentarité avec les services d’insertion en emploi pour répondre aux besoins des personnes qui n’envisagent pas, à ce moment, d’entreprendre un parcours vers l’emploi.

Texte de Claude Charbonneau, membre du GPEIT-SM, mettant en contexte cette vision

Pour amorcer une transformation culturelle à échelle humaine…

« Nous vous présentons aujourd’hui de nouveaux défis, dans un nouveau contexte culturel, un nouveau paradigme transformant la culture d’INVALIDITÉ en une culture de la VALIDITÉ! Cette nouvelle vision devra inclure tous les acteurs du monde de la santé mentale. […] J’aimerais également insister sur le principe très important de la personne au centre de son rétablissement et de sa démarche pour s’insérer en emploi, tout comme pour s’y maintenir. […] Et je renchérirais sur l’importance du réseautage de tous les acteurs œuvrant en santé mentale et de la restructuration de la réadaptation pour qu’elle participe plus activement à la mouvance de la clientèle vers l’emploi, en innovant […] et en travaillant sur la base du respect, de la communication égalitaire, d’échange d’expertises et d’expériences à partager. »

Joscelyne Thibault, membre du GPEIT-SM

Texte complet de Joscelyne Thibault
Suite des travaux du GPEITSM

Un chantier sur la réadaptation psychosociale par le travail (RPST), mandaté et soutenu par la Direction de la santé mentale, est actuellement en cours. Le cadre de référence et le cadre d’application pour des services axés vers le rétablissement seront déposés et diffusés sous peu.

Des outils d’information sont également en développement et seront mis en ligne au cours des prochaines semaines.

Le saviez-vous?

  • L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) révélait en 2009 que « les personnes souffrant de troubles mentaux ont généralement entre 30 et 50 % moins de chances de trouver un emploi que celles ayant d’autres problèmes de santé ou d’autres incapacités.
  • L’OCDE soulevait également que « non seulement, dans la plupart des pays, employeurs et systèmes publics ne sont pas équipés pour aider les personnes ayant une capacité partielle de travail à trouver un emploi ou à s’y maintenir mais les régimes existants de prestations d’invalidité semblent orienter ces personnes vers la dépendance à l’égard de la protection sociale et l’exclusion du marché du travail. Autrement dit, le système de prestations a, en soi, un effet invalidant sur des personnes qui ont une certaine capacité à apporter une contribution productive à l’activité économique » (OCDE, 2009, p. 21).
  • L’évaluation de la compétitivité d’une personne en regard du marché de l’emploi est généralement effectuée par un praticien de la santé. Cela peut avoir pour conséquence de mettre davantage l’accent sur la maladie et donc sur les incapacités de la personne plutôt que sur ses capacités et son potentiel. Cette médicalisation des problèmes liés au marché du travail entretient une « culture de l’invalidité » (OCDE, 2009, p. 21).

Pour information :
Rosalie Bérubé
Chargée de projet
418-523-4190, poste 214

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